L'article 4 impose aux organisations de prendre des mesures favorisant la maîtrise de l'IA chez le personnel qui utilise des systèmes d'IA. Il s'applique aussi bien aux fournisseurs qu'aux déployeurs, ce qui vise en pratique toute entreprise dont les salariés utilisent ChatGPT, Copilot, Claude, ou les fonctions d'IA désormais intégrées aux logiciels de gestion courants.
Il est en vigueur depuis le 2 février 2025, sans période transitoire ni exemption pour les petites entreprises, et les autorités nationales de surveillance du marché en assurent l'exécution depuis août 2026. Les modifications de juillet 2026 ont assoupli l'exigence plutôt que de la durcir : vous n'avez plus à garantir un niveau de compétence déterminé, seulement à démontrer que des mesures ont été prises.
Tout se ramène donc à une question de preuve, et la preuve coûte peu : une politique écrite, une formation courte et adaptée aux fonctions, des attestations conservées. C'est précisément ce qui rend difficile à justifier de n'en avoir aucune lorsqu'une autorité réclame les preuves.